
Né en 1991 en Franche-Comté, Arthur Billerey est poète et éditeur. Il vit à Vevey. Son recueil La Ruée vers l’ombre a reçu le Prix Rimbaud en 2023. Après Les Pédoncules élémentaires (2025), il publie On ne veut plus gagner avec Vincent Gilloz aux éditions de L’Aire en 2026.
Fondateur de Trousp, il accompagne le développement des éditions Le Verre ardent, portées par l’association, et partage son activité entre écriture, édition et rencontres littéraires.
« Ce que le poème doit aujourd’hui le plus et le mieux chercher et parvenir à exprimer, c’est peut-être l’ombre du chien qui passe sans que les autres n’y fassent attention. C’est courir le risque, en terrasse, de ne plus écouter la personne en face de vous, de laisser votre smartphone dans votre poche, d’ignorer votre verre afin de payer l’addition des fauteurs de troubles, des imprévus, des aboiements au loin. »
Extrait de « ma démarche en poésie », Haute Tension, Poésies françaises d’aujourd’hui
Écriture
Né en 1991 en Franche-Comté, au cœur de la Grande Brasserie d’Audincourt, Arthur Billerey est poète, éditeur et passeur de littérature. Il vit à Vevey et lit chaque jour de la poésie. Son parcours se partage entre l’écriture, l’édition, la transmission et l’organisation de la vie littéraire.
Son premier recueil, À l’aube des mouches, paraît aux éditions de L’Aire en 2019 et est finaliste du Prix Apollinaire Découverte. Son deuxième livre, La Ruée vers l’ombre, publié aux éditions Empreintes, interroge la place de l’ombre dans le contexte du réchauffement climatique et reçoit en 2023 le Prix Rimbaud de la Maison de Poésie de Paris.
Son troisième recueil, Les Pédoncules élémentaires, paraît en 2025 aux éditions La rumeur libre, avec une préface de l’astrophysicien et poète Jean-Pierre Luminet. À la croisée de la poésie, de l’astrophysique et de l’intime, le livre explore les forces invisibles qui attirent, unissent et éloignent les êtres. Il figure dans la sélection du Prix Ganzo Révélation 2026. En 2026 paraît aux éditions de L’Aire On ne veut plus gagner, recueil écrit à quatre mains avec Vincent Gilloz, qui oppose la rêverie, la fraternité et la poésie aux logiques de compétition et de performance.
Ses textes paraissent également dans plusieurs anthologies et revues, parmi lesquelles Haute Tension, Poésies françaises d’aujourd’hui au Castor Astral, Esprit de résistance – L’Année poétique chez Seghers, La Traductière, L’Ouroboros et L’Épître. Avec Melina Marchetti, il établit Enchantements, anthologie réunissant dix-sept voix de la poésie suisse contemporaine autour de la thématique du Printemps de la poésie. Une bourse de création littéraire de Pro Helvetia lui permet par ailleurs de se consacrer à l’écriture de son premier roman.
Édition
Éditeur de formation universitaire, titulaire d’un master consacré aux métiers de l’édition et de la diffusion, Arthur Billerey travaille dans le monde du livre depuis 2011. Il débute aux éditions du Sekoya, puis rejoint la Maison de la poésie Rhône-Alpes, où il participe au suivi éditorial de la revue Bacchanales et à l’organisation d’événements liés au Printemps des poètes. Il travaille ensuite aux éditions de L’Aire, dont il codirige la collection de poésie Métaphores, puis devient éditeur et responsable de fabrication aux éditions d’en bas. Il collabore également comme graphiste avec Payot et Florides helvètes pour la collection « Poche Suisse ».
Membre fondateur de la revue La cinquième saison, il en est le graphiste des quatorze premiers numéros et le rédacteur en chef du neuvième au quatorzième. Ses critiques littéraires paraissent notamment dans le mensuel suisse Le Regard Libre. Il est également cofondateur de la Maison Suisse de la Poésie, créée à Vevey afin de contribuer à la conservation, à la création et au rayonnement de la poésie suisse dans toutes ses langues.
La Veilleuse et Le Verre ardent
Cofondateur et codirecteur des éditions La Veilleuse, Arthur Billerey y crée Le Verre ardent, d’abord collection consacrée à la poésie contemporaine. Au printemps 2026, la reprise de Bernard Campiche Éditeur par Arthur Billerey est annoncée publiquement. Le projet n’aboutit finalement pas et les parties y renoncent d’un commun accord. Arthur Billerey poursuit alors le développement du Verre ardent, qui devient une maison d’édition indépendante portée par l’association Trousp. Ouverte au roman comme à la poésie, elle privilégie des textes portés par une langue libre, attentive aux nuances, aux contradictions et aux vies multiples : des livres qui ne cherchent pas à simplifier le monde, mais à lui rendre ses éclats.
Au fil de son parcours, Arthur Billerey a accompagné plus d’une centaine de projets éditoriaux, de la lecture du manuscrit à la fabrication et à la publication du livre.
Aux éditions de L’Aire : Le Journal de Monique Saint-Hélier, 1940-1948 (coffret de 18 volumes), Qui instruira le livre du calme de Jacques Roman, Besoin de grandeur de C. F. Ramuz, Dire la gloire et la menace de Jacques Chessex et Le Banquet de Platon.
Aux éditions d’en bas : « Chacun cherche son paradis… » Correspondance choisie de Friedrich Glauser, Aruè – Poesia valladra / Poésie romanche de Basse-Engadine et du Val Müstair de Denise Mützenberg, Cara Clarissa de Silvia Ricci Lempen, Peaux de Nuria Manzur-Wirth et Le Joueur d’échecs de Friedrich Dürrenmatt.
Aux éditions La Veilleuse : Hippocampe d’Eva Marzi, La Vie des choses de Marc Agron, Père, ouvre la porte d’Alexandru Vakulovski, Tumiqa de Nicolas Di Meo, Calcaires d’Antoine Rubin, Rouille de Camille Leyvraz et Paroles en état de siège de Benoit D’Afrique.
À La cinquième saison : le no 10, Le Festin de Babel, consacré à la traduction littéraire ; le no 11, Passage du poème, panorama de la poésie franco-suisse ; et le no 14, consacré à Alice Rivaz.
Aux éditions Le Verre ardent : Deux couteaux de Vincent Annen, Tarmac d’Eve-Line Berthod, Des plaines de désirs inondées jusqu’aux chevilles de Stéphane Berney et Prendre forme d’Odile Cornuz.
Rencontres et transmission
Invité en Suisse et à l’étranger, il participe notamment au Livre sur les quais à Morges, au Festival du Livre de Paris, au festival Terres de Paroles, aux rencontres Panoramage de la Sorbonne Nouvelle et de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, ainsi qu’au Festival international de la poésie de Trois-Rivières, au Québec, où il représente la Suisse. À Rome, l’Institut suisse et le festival Babel l’invitent à participer à Poethreesome, expérience d’écriture et de traduction menée avec Simone Lappert et Daniele Bernardi entre le français, l’allemand et l’italien. En 2026, il est également invité au festival parisien Les Intempestives pour une rencontre consacrée à la poésie et à l’astrophysique avec Jean-Pierre Luminet.
En 2020, il fonde Trousp, devenu une association et une plateforme de médiation consacrée à la littérature suisse et francophone. À travers plus d’une soixantaine d’entretiens filmés, Trousp donne la parole à des écrivains, poètes, penseurs et acteurs du monde du livre. Sous le nom Poésie du Kebab, projet de médiation porté par L’Épître, Arthur Billerey participe à de nombreux ateliers d’écriture auprès d’élèves du secondaire en Suisse.
Avec les éditions de L’Aire et la librairie La Fontaine, Trousp crée en 2026 à Vevey le festival Les Jardins du livre. Sa première édition, Les Pionnières, investit jardins privés et lieux patrimoniaux afin de faire entendre les œuvres d’écrivaines romandes du XXe siècle et de défendre l’actualité du matrimoine littéraire suisse.
Il est enfin membre du jury du Grand Prix francophone de la poésie Nouvelle Donne et du Prix Open Net, remis dans le cadre des Journées Littéraires de Soleure.