« Ce que le poème doit aujourd’hui le plus et le mieux chercher et parvenir à exprimer, c’est peut-être l’ombre du chien qui passe sans que les autres n’y fassent attention. C’est courir le risque, en terrasse, de ne plus écouter la personne en face de vous, de laisser votre smartphone dans votre poche, d’ignorer votre verre afin de payer l’addition des fauteurs de troubles, des imprévus, des aboiements au loin. »
Extrait de «ma démarche en poésie», Haute Tension, Poésies françaises d’aujourd’hui

Né en 1991 en Franche-Comté, au cœur de la Grande Brasserie d’Audincourt, Arthur Billerey est éditeur, poète et critique littéraire. Il vit à Vevey et lit chaque jour de la poésie.
Fondateur de Trousp, une chaîne YouTube dédiée à la littérature suisse (mais pas que), qui compte plus d’une soixantaine d’interview littéraires, il a été éditeur dans plusieurs maisons d’édition en France et en Suisse comme aux éditions du Sekoya, de l’Aire ou d’en bas.
Il a cofondé et codirigé La Veilleuse, et a été membre fondateur, graphiste (1 à 14) et rédacteur en chef (9 à 14) de la revue littéraire La cinquième saison. Ses critiques littéraires ont paru dans le mensuel suisse Le Regard Libre.
Il publie dans des anthologies et revues littéraires, dont Haute Tension, Poésies françaises d’aujourd’hui (Le Castor Astral), Esprit de résistance – L’Année poétique : 118 poètes d’aujourd’hui (Seghers), la Revue internationale de poésie et art visuel (La Traductière), la revue d’art pluridisciplinaire L’Ouroboros ou encore la revue L’Épitre. Avec cette dernière, sous le nom Poésie du Kebab, il coanime plusieurs ateliers d’écriture poétique dans des écoles suisses.
Ses premiers poèmes, sous le titre À l’aube des mouches (L’Aire), sont dédiés à tous ceux qui salivent tôt et ont été finalistes du Prix Apollinaire découverte 2019.
Son deuxième recueil, La Ruée vers l’ombre (Empreintes), aborde l’ombre dans le contexte du réchauffement climatique et s’est vu décerner, en 2023, le Prix Rimbaud de la Maison de Poésie de Paris. Cette même année, il obtient la bourse à la création littéraire de Pro Helvetia dédiée à l’écriture de son premier roman.
En 2024, il est invité à l’Institut littéraire suisse de Rome par le festival Babel pour traduire des poèmes aux côtés de Simone Lappert et Daniele Bernardi dans le cadre de Poethreesome.
Au printemps 2025, avec Melina Marchetti, il codirige Enchantements (La Veilleuse), la première anthologie suisse annuelle en lien avec la thématique du printemps de la poésie. En juin paraît son troisième recueil Les Pédoncules élémentaires (La rumeur libre) à la croisée de la poésie et de la science. Il est invité cette même année au Festival du livre de Paris et au Festival international de la poésie de Trois-Rivières au Québec.
Éditeur de formation universitaire, il a accompagné plus d’une centaine de projets éditoriaux au sein de plusieurs maisons d’éditions dont :
– Aux éditions de L’Aire : Le Journal de Monique Saint-Hélier 1940-1948 (Coffret 18 vol.), Qui instruira le livre du calme de Jacques Roman, Besoin de Grandeur de C.F Ramuz, Dire la gloire et la menace de jacques Chessex ou Le Banquet de Platon.
– Aux éditions d’en bas : « Chacun cherche son Paradis… » Correspondance choisie de Friedrich Glauser. Aruè – Poesia valladra/Poésie romanche de Bass-Engadine et du Val Müstair de Denise Mützenberg, Cara Clarissa de Silvia Ricci Lempen, Peaux de Nuria Manzur-Wirth ou Le Joueur d’échecs de Friedrich Dürrenmatt.
– Aux éditions La Veilleuse : Hippocampe d’Eva Marzi, La vie des choses de Marc Agron, Père, ouvre la porte d’Alexandru Vakulovski, Tumiqa de Nicolas Di Meo, Calcaires d’Antoine Rubin, Rouille de Camille Leyvraz ou Paroles en état de siège de Benoit D’Afrique.
– À La cinquième saison : Le numéro 10 Le festin de Babel dédié à la traduction littéraire, le numéro 11 Passage du poème, état des lieux important de la poésie Franco-Suisse ou le numéro 14, dédié à l’écrivaine suisse Alice Rivaz.